Serie ToulaudPolyarthrite
Episode 1 : Ma marche arrière est devenue une course en avant : L’histoire de ToulaudPolyarthrite
Voici l’histoire de ToulaudPolyarthrite. C’est le récit d’un combat partagé avec Christophe, Muriel, Pascale, Mathis et moi-même, sans oublier Virgile, qui m'accompagnera pour un défi prochainement…
Le déclic : Quand le corps bascule
Tout a commencé dans un contexte mondial pesant. Coincé à des milliers de kilomètres de chez moi pendant le premier confinement, je garde encore en mémoire le choc de mon retour à Paris Charles de Gaulle : un aéroport désert, une ambiance de fin du monde, et ce sentiment d'être parqué.
Quelques mois après ma troisième dose de vaccin Covid une étape obligatoire pour continuer à travailler…
Episode 2 : Face à l'enfer des paliers : comment j'ai refusé de rester immobile
Les premières douleurs sont apparues. Je ne cherche ici aucune polémique, simplement à situer les faits : la maladie sommeillait probablement en moi et cet épisode a été un déclencheur probable. Malheureusement, je sais aujourd'hui que je ne suis pas seul dans ce cas.
Le combat quotidien : L'enfer des paliers.
En mars 2022, la douleur a frappé mon poignet droit puis le gauche. Rapidement, les genoux, les chevilles et la voûte plantaire ont suivi. Marcher est devenu un calvaire ; mes béquilles sont devenues mes seules alliées pour sortir du lit chaque matin.
Episode 3 : Méthotrexate et chevilles brisées : la volonté plus forte que le diagnostic
En mars 2023, l'hospitalisation est devenue inévitable. Une semaine sous perfusion, suivie d'un traitement lourd : des injections hebdomadaires de Méthotrexate 25 mg plus de 12 mois. Face à moi, deux options : prolonger l'arrêt de travail au risque de ne jamais vraiment s'en remettre, ou reprendre malgré la souffrance. J’ai choisi de retourner travailler, malgré des chevilles (les doigts, les genoux) tellement enflées que je devais descendre les escaliers en marche arrière.
Cette période a été une épreuve particulièrement éprouvante, surtout dans mon contexte professionnel. Pour bien comprendre, mon métier m'impose de travailler en déplacement et de m'absenter de chez moi durant plusieurs semaines consécutives.
Episode 4 : Tête dure et moral d'acier : mon rempart contre la douleur et les moqueries
Ce fut une période éprouvante tant physiquement que moralement. J'ai dû faire face aux remarques désobligeantes de certains collègues de travail qui, au lieu de m'encourager, ont choisi la moquerie... jamais en face, toujours dans mon dos.
Mais j'ai la tête dure et un moral d’acier : j'ai tenu le cap, coûte que coûte, malgré les difficultés et la douleur .
Je me suis battu envers et contre tous. Heureusement, mon entourage a été un pilier indispensable pour me soutenir moralement durant ces longs mois de doute . Avec le recul, je me demande souvent si j’ai eu raison de reprendre le travail si vite... Aujourd'hui, la réponse est oui : la bêtise et les moqueries de certains ont eu l'effet inverse, elles ont forgé mon moral d'acier. »
Episode 5 : Le jour où la roue a tourné : ma victoire, mètre après mètre
Après six mois de traitement, la roue a commencé à tourner . Les articulations ont dégonflé, les doses de médicaments ont enfin diminué . Après deux années, je suis passé de l’injection de méthotrexate hebdomadaire de 25 mg aux cachets à 10 mg par semaine.
J’ai commencé par marcher quelques centaines de mètres, puis un kilomètre, puis deux… Les douleurs s'atténuent peu à peu, devenant plus supportables . Ma marche gagne en fluidité et les escaliers sont moins une épreuve .
J'entrevois enfin le bout du tunnel , tout en restant conscient que la maladie reste ma compagne de route .
Pourtant, paradoxalement, c'est mon moral qui commence à montrer des signes de fatigue. Probablement le contrecoup
Sur la gestion du traitement : « Le passage d'un traitement lourd (injections) à un dosage plus léger (cachets) a été une étape clé de ma victoire. Avez-vous, vous aussi, ressenti ce soulagement comme un véritable tournant symbolique dans votre combat ? »
Sur le paradoxe du moral : « Pourquoi, selon vous, le moral flanche-t-il parfois au moment même où le corps commence enfin à aller mieux ? Est-ce ce fameux "contrecoup" que vous avez déjà éprouvé ? »
Épisode 6 : De la résilience au partage : l'élan ToulaudPolyarthrite
Le passage de la marche au footing (500 m, puis 1 km, puis 5 km...) a été un véritable bouclier contre l'anéantissement et le handicap. Le sport m’a permis de ne pas craquer.
C’est dans cet élan, soutenu par mon entourage et mon ami/coach Christophe (Vice-Président de l'association), que la "petite idée" dans ma tête est devenue ToulaudPolyarthrite. Notre mission : favoriser le mouvement adapté en fonction des douleurs.
J’ai conscience de la chance que j’ai de pouvoir courir et marcher. Pour certains malades de la PR (Polyarthrite Rhumatoïde), même la marche est un combat de chaque instant. Comme je l’évoquais dans l’épisode 2, j'ai traversé une période très difficile avant que mon traitement ne devienne efficace.
Et vous, quel est l’activité ou le petit mouvement qui vous aide à garder le moral et à vous sentir plus fort au quotidien ?
Avez-vous, vous aussi, une personne "pilier" (comme mon coach et ami Christophe) qui vous a poussé à transformer une difficulté en un beau projet ?
Épisode 7 : Bouger pour guérir le moral
Le vrai sens de ToulaudPolyarthrite
L'association n'est pas un défi personnel ou une quête de gloire, comme j’ai pu l'entendre à plusieurs reprises de la part de certaines personnes, C’est notre manière de prouver que bouger, en fonction de son handicap, est vital pour le moral et la santé.
Nous voulons montrer aux malades que la pathologie (PR) n’est pas une fatalité : chacun peut, à sa mesure, retrouver une activité physique adaptée à ses capacités. Que ce soit la marche, le footing, la piscine…
Le défi avec la polyarthrite rhumatoïde (PR), c'est son invisibilité. Pourtant, les douleurs sont bien présentes, chaque jour. Pour certains d'entre nous, le handicap finit par se voir : une marche qui manque de fluidité, l'usage de béquilles, d'une canne ou d'un déambulateur...
Avant la maladie, je n'écoutais jamais mes murmures intérieurs, Aujourd'hui, j'ai appris à faire ce que je ne faisais jamais auparavant : être véritablement à l'écoute de mon corps.
Et vous, la maladie ou les épreuves de la vie vous ont-elles aussi appris à enfin écouter votre corps plutôt que de l'ignorer ?
Quelle est l'activité, même modeste, qui vous aide aujourd'hui à garder le moral et à vous sentir plus fort(e) face à la douleur ?
Épisode 8 : Le défi ultime des 24 heures de l’Ardèche
Tout a commencé autour d’un apéro, dans la convivialité et l'amitié. Je courais depuis un an et, malgré des douleurs persistantes, je me sentais prêt à déplacer des montagnes. C'est là que Christophe, mon ami et vice-président de Toulaud Polyarthrite, m'a lancé l'idée des 24 heures de l’Ardèche.
« C’est quoi comme course ? » lui ai-je demandé. « Une boucle de 1 km que tu parcours pendant 24 heures », m'a-t-il répondu avec un sourire. « Et si on s'inscrivait ensemble ? »
Le défi était lancé ! Avant même la fin de la soirée, l'engagement était pris. En juin 2025, aux côtés de Christophe et de ses collègues Bruno, Alex et David, j'ai vécu une expérience humaine incroyable. Ce fut une leçon d'abnégation, de dépassement de soi et de résilience.
Je n’étais pas vraiment préparé à un tel défi, mais j’avais besoin de me prouver que j'en étais capable. Après une séance de cryothérapie avec Christophe la veille, le départ a enfin sonné à 12h un samedi.
Nous avons couru les six premières heures ensemble avant qu'il ne prenne de l’avance, mais nous nous sommes croisés régulièrement sur cette boucle d'un kilomètre . À minuit pile, nous avons immortalisé l'instant devant l'horloge officielle.
Pendant la nuit, j'ai profité du sommeil de certains pour grappiller quelques places au classement. Au lever du jour, l'objectif des 100 km se profilait enfin. Christophe m'a rejoint pour m'accompagner sur ce centième kilomètre symbolique. Malgré la raideur des jambes, la fatigue s'est envolée le temps d'un instant : franchir cette barre des 100 km était, pour moi, une véritable victoire sur la maladie.
Malgré les douleurs et l’épuisement, j’ai réalisé 103 km en 24 heures 🏁. Une victoire immense et un beau pied de nez aux moqueries de certains.
Et vous, quel est le défi qui vous semblait impossible mais que vous avez fini par relever à la force du mental ?
Ce passage des 100 km était ma victoire sur la maladie ; quel message souhaiteriez-vous envoyer à ceux qui luttent aujourd'hui pour retrouver le mouvement ?
Épisode 9 : Le secret partagé et la naissance d'un duo - En route pour Peynier
Lors de mes premières 24 heures, j'avais choisi la discrétion. Seuls Christophe, Muriel et Pascale, les piliers fondateurs de ToulaudPolyarthrite, étaient dans la confidence. Le défi me semblait tellement colossal que je préférais ne pas l'ébruiter avant d'être certain d'aller au bout de moi-même.
En apprenant l'exploit, mon fils m'a glissé ces mots : « Si tu me l'avais dit, je serais venu avec toi ! »
Alors, au moment de m'inscrire pour les 24 heures de Peynier, je n'ai pas hésité une seconde. Je lui ai proposé de relever le défi à mes côtés et sa réponse a été un « oui » immédiat. Une nouvelle aventure se profile, en duo !
Épisode 10 : Le secret partagé (suite)
Nous serons à Peynier le 22 mai au soir. Le grand départ des 24 heures sera donné à 11h le 23 mai, pour une arrivée le 24 mai à 11h00.
Mon fils courra fièrement sous les couleurs de PolyMove et, de mon côté, chaque tour de piste me rapprochera un peu plus de mon grand objectif : le Défi 1200 km.
Malgré la distance imposée par mes déplacements professionnels, nous nous sommes préparés chacun de notre côté. Nous avons tout de même réussi à partager un footing pour tester nos nouvelles chaussures achetées quelques jours plus tôt. Je suis tellement fier d’avoir mon fils à mes côtés pour cette magnifique aventure humaine placée sous le signe de la résilience.
Ensemble, nous prouverons que la maladie ne fait pas que dresser des obstacles : elle crée aussi des liens et des moments de partage inoubliables.
Si vous êtes dans le secteur, venez nombreux nous encourager les 23 et 24 mai à Peynier ! On compte sur vous pour soutenir notre association ToulaudPolyarthrite. On vous attend de pied ferme !
Et vous, avez-vous déjà relevé un défi qui vous paraissait irréalisable ?
Episode 11 : Bouger pour exister : au-delà des apparences
On vous parle souvent de sport, de course à pied et de mouvement depuis le début de cette série... peut-être un peu trop, diront certains ? (Rires) Mais pour moi, c’est bien plus qu’un loisir : c’est ma thérapie personnelle. Bouger, quoi qu’il en coûte.
Certains pensent peut-être : « Il ne doit pas être si malade que ça s'il court autant ! » Et pourtant... Je voudrais revenir sur une réflexion qui m'a profondément blessé et choqué : l'idée que mes défis sportifs ne seraient qu'une quête de mise en avant personnelle.
La vérité est tout autre : Ce n'est pas de l'ego, c'est un combat quotidien contre la polyarthrite. Oui, je marche et je cours régulièrement malgré les douleurs. Mais ces douleurs sont invisibles aux yeux du monde, alors certains s'imaginent que je joue la comédie.
Personne ne voit mes réveils douloureux à l'aube, quand le "déverrouillage matinal" m'impose sa loi alors que je suis seul dans ma chambre en déplacement. À ce moment-là, il n'y a pas de public, juste moi face à la maladie.
Aujourd'hui, j'ai décidé de passer outre les mauvaises langues, les remarques et les moqueries. Mon énergie, je la garde pour avancer.
Qu'est-ce que la polyarthrite ? Plutôt que de longs discours, voici une définition (source internet) pour mieux comprendre la réalité de ce combat au quotidien :
La polyarthrite rhumatoïde (PR) se manifeste principalement par des douleurs articulaires inflammatoires, un gonflement (œdème) et une raideur matinale prolongée (plus de 30 min) touchant souvent les petites articulations des mains et des pieds de manière symétrique. Une fatigue intense et des signes généraux (fièvre légère) accompagnent souvent ces symptômes :
Douleurs : Lancinantes, prédominant en fin de nuit et au réveil.
Raideur (dérouillage matinal) : Sensation de blocage articulaire le matin.
Gonflement et chaleur : Articulations gonflées, chaudes et parfois rouges, signe d'une inflammation de la membrane synoviale.
Localisation : Poignets, articulations des doigts (métacarpo-phalangiennes), pieds, et parfois genoux, coudes ou épaules…
Episode 12 : Objectif 1 200 km : quand le mental prend le dessus sur le corps
Le Défi 1 200 km : Je me suis engagé à parcourir 1 200 km du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026 pour prouver que la maladie n’est pas une fatalité. Le sport m’a permis de surmonter les difficultés physiques et morales.
Et je peux vous dire que ce n’est pas tous les jours facile ! Entre le travail en déplacement pendant plusieurs semaines et le cumul des kilomètres, il faut un mental d'acier. Chaque foulée est une victoire sur la fatigue et les contraintes.
Le mental plus fort que la douleur
Certains jours, je me laisserais volontiers aller à la paresse, avec l'envie de tout remettre à demain... Mais d'autres jours, ce sont mes articulations qui décident de me jouer des tours.
Ce mois d'avril a été particulièrement difficile : les douleurs se sont faites plus intenses et plus présentes que d'habitude. Dans ces moments-là, c'est le mental qui prend le relais (la résilience pour reprendre l’expression de Christophe vice-président de TP). J'ai dû me dire : « Ok, aujourd'hui je ne peux pas courir ? Alors je vais marcher. »
L'essentiel n'est pas la vitesse, c'est de ne jamais s'arrêter de bouger, quoi qu'il en coûte.
Dernière ligne droite vers l'objectif !
Au moment où j'écris ces lignes, j'ai déjà franchi la barre des 987 km ! Ce parcours n'a pas été sans mal, et j'ai dû composer avec la douleur certains jours, mais je n'ai rien lâché.
Je ne suis plus qu'à 213 km de la ligne d'arrivée finale ! Chaque pas me rapproche un peu plus de cette victoire contre la cette maladie invisible la Polyarthrite Rhumatoïde.
Épisode 13 : Un Ultra-marathonien Parrain de ToulaudPolyarthrite
Je vous présente le parrain de ToulaudPolyarthrite, Michel Seignobosc (52 ans)! , il a commencé la course à pied en 2018 suite à un pari un peu fou : courir un marathon.
Aujourd'hui, son palmarès est impressionnant :
14 marathons au compteur avec un record personnel (RP) de 3h01.
Dès 2020, il se tourne vers l'ultra-marathon pour repousser ses limites.
Il fait ses premières armes sur les 100 miles de France (161 km), enchaîne plusieurs 100 km, et relève le défi de l'Ultr'Ardèche (222 km).
Il a conquis le mythique Spartathlon (246 km).
Et sa plus longue distance à ce jour : l’Authentique Phidippidès et ses 490 km !
Le mot de Michel :
« L'ultra amène des moments de joie immense, mais aussi des déceptions personnelles quand on n'arrive pas au terme de l'épreuve... J'ai toujours des projets plein la tête ! Hormis la course à pied, j'adore mon métier de coiffeur et j'ai d'autres passions toujours en lien direct avec la nature. »
« Michel a commencé par un simple pari pour devenir aujourd'hui un ultra-marathonien hors norme. Et vous, quel est le défi le plus "fou" que vous vous soyez lancé, ou celui que vous rêvez de réaliser un jour ? »
Episode 14 : Défi PolyMove
Ce défi est avant tout le vôtre ! Chaque mois, vous, nos fidèles followers, unissez vos forces en ajoutant vos kilomètres de marche ou de course pour soutenir notre cause.
Petite précision : Vous pouvez enregistrer vos pas lors d'une séance spécifique (marche, randonnée, footing, marche nordique), mais les pas de la vie quotidienne ne sont pas comptabilisés dans le défi PolyMove.
Nos projets à venir
Nous avons hâte de partager avec vous l'organisation de deux événements majeurs :
Défi 12 Heures de Toulaud
Nous préparons un événement unique dans la région de Toulaud !
Le concept : Contrairement au marathon, ici la distance n'est pas fixée, c'est le temps qui l'est. L'objectif est de parcourir la plus grande distance possible en 24 heures. Sur un anneau d'environ 1 km, c'est un véritable défi de régularité !
Pour qui ? Cet événement réunira des personnes atteintes de polyarthrite ou d'autres maladies auto-immunes ainsi que des coureurs confirmés.
Format adapté : Chacun participe selon ses aptitudes ! Il y aura deux parcours (un court et un long pour les confirmés).
Liberté totale : L'événement durera 6 à 8 heures au total. Vous choisissez votre durée d'effort (1h, 2h...) et votre format : en solo, en duo ou trio, en relais ou en binôme !
La Diagonale du Bitume
Direction le sud de la France pour ce deuxième projet exceptionnel !
Le circuit : Une boucle de 1103 m environ avec un dénivelé de 15 m.
L'esprit : Là encore, nous réunirons coureurs confirmés et malades pour un moment de partage inoubliable.
L'ambiance : Le départ sera donné en fin de journée pour une arrivée magique, quelques heures après le lever du jour.
Spécial "24 Heures de Peynier"
Préparez-vous pour une nouvelle immersion ! Cette deuxième partie de la série se composera de 4 épisodes exclusifs dédiés au défi hors norme des 24 heures de Peynier.
Nous vous emmènerons dans les coulisses de cet ultra-marathon à travers quatre étapes clés :
La préparation : L'entraînement et la mise en condition.
L'avant-course : L'ambiance et la concentration avant le départ.
La course : L'effort pur au cœur de l'événement.
La récupération : Le retour au calme et le bilan après l'épreuve.
Episode 15
La prépa de Virgile pour les 24h de Peynier
État d’esprit : On y va au talent !
Plus sérieusement, j’avais surtout un immense besoin de me surpasser et l'envie de tester un tout nouveau défi.
Malheureusement, plusieurs imprévus dans ma vie personnelle ont un peu chamboulé mes plans et ne m’ont pas permis de m’entraîner aussi bien que je l’aurais voulu. Heureusement, j'ai pu compter sur le soutien sans faille des coachs de ma box de CrossFit, et tout particulièrement sur Gaëtan. Il préparait lui aussi un 24h (en relais) et ses précieux conseils m’ont énormément aidé.
En parallèle, je m'étais aussi lancé dans la préparation d'une compétition Hyrox afin de me jauger sur la partie course à pied. Même si la fin de la préparation a été un peu chaotique à cause de ces changements de vie, et que je n'ai pas pu valider tout ce que j'avais prévu, le mental reste là !
Pour ma part (Ludo), vous avez d'ailleurs pu suivre mes différents entraînements directement sur notre fil d'actualité 📱.
🚐 Jour J : En route pour l'aventure !
Le grand départ a eu lieu le vendredi 22 mai, jour de l'anniversaire de ma moitié Pascale. Avec Virgile, nous avons pris la route aux alentours de 14h30. Après une petite pause bien méritée sur l'aire de Salon-de-Provence, nous sommes arrivés à Peynier vers 17h00.
En fin d'après-midi, l'ambiance s'installait doucement : quelques équipes et coureurs solos étaient déjà présents sur la base de loisirs de la Garenne. C'est un endroit magnifique, super arboré et en pleine nature oû l'on croise des oiseaux et même des écureuils ! Le complexe est immense avec des terrains de foot, de foot américain, de tennis et de padel …
Au programme de la soirée :
Installation du lit douillet dans le Van
Préparation minutieuse des affaires de course pour le lendemain
Repas convivial partagé avec le staff et les formidables bénévoles des 24 heures de Peynier (une super soirée, très sympathique !)
Après une bonne nuit, réveil à 8h30 pour attaquer un bon petit-déjeuner avec toute l'équipe des FADA (l'association organisatrice des 24 heures).
Place aux choses sérieuses ! Départ le 23 mai a 11h.
REPORTAGE EXCLUSIF : L'ÉPREUVE DE PEYNIER
📖 Épisode 16 :
24 heures : Quand le rêve se brise sur la piste
Par notre envoyé spécial sur le terrain, ToulaudPolyarthrite
Il est 11 heures précises ce samedi 23 mai quand le starter libère la meute de coureurs prêts à relever le défi titanesque des "24 Heures Non-Stop de Peynier". Pour Virgile, l'un des coureurs solidaire de TP qui cumulera les Km pour PolyMove, le rêve de franchir la ligne d'arrivée 24 heures plus tard s'est heurté à la brutale réalité de l'endurance extrême.
Dès les premières foulées, la piste s'est transformée en un terrain d'observation fascinant. La stratégie de Virgile est, sur le papier, un modèle de discipline et de gestion d'effort : quatre tours de piste en course, suivis d'un tour en marche active.Une méthode "simple et carrée" qui vise l'équilibre pour "récupérer et préserver le corps."
Les premières heures lui donnent raison. Le rythme est métronomique, une cadence régulière comprise entre 8 et 10 minutes au kilomètre. Dans le rétroviseur Ludo suit de près mais avec une approche différente, illustrant deux écoles de pensée au cœur d'une même course. "On se retrouve régulièrement au Van," confie Virgile lors d'un bref passage au stand. "Un petit débriefing express, un ravitaillement... pour l'instant, tout est sous contrôle." Le Van, véritable poste de commandement et havre de paix, est le point de ralliement stratégique pour le team ToulaudPolyarthrite.
Le Choc de la Réalité
Mais le chronomètre est un juge impitoyable, et la course à pied, un sport ingrat. Vers 19 heures, alors que la fatigue commence à s'installer sur le circuit, la course bascule. Une "vive douleur" sous le pied de Virgile vient bousculer le plan de bataille. Le "point d'arrêt" est inévitable. Virgile quitte la piste pour la tente des kinésithérapeutes. Évaluation des dégâts, limitation de la casse : massage et strapping serré. "C'est un passage obligatoire," explique le kiné, "on essaie de prolonger la course, mais la douleur est un signal." Virgile repart, l'œil plus sombre, la foulée moins légère. Il le sait : "La nuit s'annonce difficile..."
La Nuit Blanche et la Sentence de 1h30
La nuit est le juge de paix des courses de 24 heures. La fatigue, la douleur, la solitude... tout est amplifié. Pour Virgile, le cauchemar s'intensifie. À 1h30 du matin, le corps capitule. La douleur est "insoutenable." La scène qui se joue alors est le paroxysme de la détresse de l'athlète face à ses limites. Ludo intervient. Une "vraie prise de tête" s'en suit. Ludo insiste pour que Virgile s'arrête, pour ne pas aggraver sa blessure. Virgile résiste, poussé par une fierté et une obstination "bête." Avec le recul, il reconnaîtra le bien-fondé de l'intervention : "Heureusement qu'il a été là." C'est une "sage décision" qu'il prend finalement : le break.
Direction la douche, assisté par l'équipe logistique TP, notamment deux Mathis qui "se sont pliés en quatre" pour gérer l'intendance. Quelques heures de repos "bien méritées" dans le van.
Le Verdict Implacable du Petit Matin
Virgile "espérait secrètement" repartir au lever du soleil après ce break stratégique. Mais la douleur, au lieu de s'atténuer,"a empiré pendant la nuit." C'est le coup de grâce. "Officiellement la fin de l'aventure," écrit Virgile. La raison l'emporte :"Il faut être réaliste : je reprends le boulot dès le mardi." Impossible de risquer la blessure à long terme.
L'Énergie de la Résilience
L'épreuve est terminée, mais Virgile ne repart pas les mains vides. Son témoignage, parsemé d'émoticônes illustrant son état d'esprit (⚡, ⏱️, 🛑, 🗓️, ❤️), témoigne d'une résilience et d'une prise de recul admirables.
Ce qu'il retient ? Ce n'est pas seulement le mental, mais "l'incroyable énergie" des bénévoles, du staff et des autres coureurs. Une ambiance d'une "bienveillance rare, ultra-chaleureuse et conviviale." Sur la piste de Peynier, tout le monde s'encourageait pour "aller chercher le bout de soi-même." Et même si l'aventure s'arrête prématurément pour Virgile, c'est cette force collective qui reste gravée.
Le team TP a démontré que si l'on court seul, c'est en équipe que l'on tient. Le van, les kinés, les Mathis, Ludo...autant de rouages d'un même moteur de résilience.
ÉPISODE 17 : Chronique d’un combat contre la Polyarthrite Rhumatoïde À PEYNIER
Par notre envoyé spécial Mathis
PEYNIER — Le week-end du 23 mai a la base de loisirs de la Garenne à Peynier a été le théâtre d’un événement exceptionnel : un défi de 24 heures non-stop. Parmi les participants, un homme se distinguait non seulement par son objectif mais par le combat invisible qu'il menait. Voici le récit, heure par heure, de l'épreuve de Ludo face à un adversaire redoutable : la polyarthrite.
🎯 LE DÉPART : UN PLAN AMBITIEUX, UN CORPS FRAGILE
Samedi 23 mai à 11 heures. Le top départ est donné sous une chaleur déjà lourde. Le circuit de Peynier, cette année, a été repensé pour être particulièrement « exigeant ». Chaque boucle de 1,5 km impose 15 mètres de dénivelé positif (D+), une contrainte technique qui complique la tâche des coureurs de fond. Ludo a un plan clair : « maintenir une moyenne de 5 km à l'heure ». C'est ambitieux, mais il s'y est préparé. Pour maximiser ses chances et préserver son corps de l'inflammation, il s'est imposé dix jours de repos complet avant la course.
Les deux premières heures sont un succès total. Ludo est aérien. Il est en avance sur son plan de marche, accumulant 3,5 km de « bonus ». Mais il sait, avec l'expérience, que le repos forcé est une arme à double tranchant face à la maladie.
LE CHOC : LA POLYARTHRITE S'INVITE SANS PRÉVENIR
À la troisième heure, alors que le rythme est bien établi, la sanction tombe. Brutale. « La Polyarthrite me rattrape subitement », confie-t-il, l'expression de son visage changeant instantanément. La douleur s'installe. C'est un point de non-retour. Beaucoup abandonneraient. Ludo, lui, « s'accroche ». Il réduit l'allure, passant à 9-10 min/km, luttant contre chaque pas.
C’est dans ces moments de souffrance pure que « l’esprit des 24 heures » se révèle. Peu après, Ludo et son équipe réalisent une vidéo avec Anne, une autre coureuse. Elle chutera violemment quelques heures après. Pourtant, elle terminera ses 24 heures, « le bras en écharpe, de la glace sur le poignet et un pansement sur le nez ». C’est une leçon de vie : « le dépassement de soi ».
🌙 LA NUIT DE LA BASCULE : QUAND LE GENOU ET LA CHEVILLE CAPITULENT
Entre 20 heures et minuit, l'épreuve devient un calvaire. La douleur, vicieuse, « migre » et descend « sévèrement dans la cheville ». Ludo, le visage crispé, continue de trottiner, mais chaque foulée est une torture. Il multiplie les arrêts rapides au ravitaillement et au van de l'équipe pour quelques minutes de répit. À minuit, le verdict est impitoyable : son avance de 3,5 km a totalement « fondu ».
C'est le moment de la bascule émotionnelle. Il rejoint Virgile, et leur assistance, Mathis & Mathis. Virgile est effondré : il doit abandonner pour blessure. Ludo, malgré sa propre douleur, prend le rôle de mentor : « je lui explique que l’essentiel est avant tout de ne pas se blesser gravement, et qu’il aura bien d’autres occasions de boucler un 24h ». Pour relever le moral du groupe, une décision est prise : un repas « saucisses-frites » chaud, improvisé juste avant la fermeture de la buvette à 1 heure du matin. Un moment de réconfort crucial.
MODE « COSMONAUTE » : LA RÉCUPÉRATION NOCTURNE ET LA MARCHE DE LA VOLONTÉ
Après une pause de 45 minutes, Ludo tente de repartir. Sa stratégie est simple : « 500 m de run, puis de la marche ». Mais le genou et la cheville l'arrêtent net. Il connaît son corps, il connaît sa maladie : il sait qu'il peut encore « gratter quelques tours en courant », mais c'est un jeu dangereux.
À 3 heures du matin, la douleur devient insupportable. Ludo doit s’arrêter « dans l’espace pour les coureurs ». Il s'impose 50 minutes de repos. Saisi par un « coup de froid nocturne », il décide de se transformer : il s’habille « comme un cosmonaute » pour se protéger, une armure de vêtements jusqu’au petit matin.
Après cette pause, la course est finie. Il ne pourra plus jamais recourir. Mais il refuse l'abandon. « Je prends la décision de continuer jusqu’à 11h ». C’est une longue marche de 70 km à 82 km. L’allure est « catastrophique ». Ses meilleurs tours sont à 15:15 min, les plus longs s'étirent jusqu'à 38:46 min. Il tourne « péniblement à 2 km à l'heure » sur les dernières heures.
LE BILAN : 22 HEURES DE PURE VOLONTÉ ET LA MAGIE DE PEYNIER
Mais c’est là, au cœur de la détresse physique, que « la magie de Peynier opère ». À chaque tour, les autres coureurs, qui connaissent son combat contre la polyarthrite, « m’encouragent ». Un coureur lui lance un mot simple mais puissant : « Résilience ». Un mot qui résonne en lui, et que Christophe évoque régulièrement sur nos réseaux sociaux.
Au final, ce sont « 22 heures de douleur plus ou moins intensive » mais balayées par « l'incroyable ferveur de l'événement ». À chaque passage sur la ligne d’arrivée ce sont « les acclamations des bénévoles », les encouragements des coureurs solos et des autres équipes. C’est cela, l'esprit de Peynier. L'équipe a également tenu à remercier la Biocoop de Peynier pour son ravitaillement, essentiel à chaque boucle.
Le combat de Ludo est un témoignage de résilience pure. Il a prouvé que la maladie, si elle peut briser le corps, ne peut briser la volonté d'un homme décidé à se battre contre une maladie invisible et mal comprise.
Episode 18
Préambule : Il est temps pour moi de conclure cette magnifique aventure des 24 Heures de Peynierr.
Au moment où j'écris ces quelques lignes, l'heure est venue de reprendre le chemin du travail après quelques semaines de repos bien méritées.
Merci à tous de nous avoir suivis, et à très bientôt pour de nouvelles aventures !
Le mot de la fin : Une aventure humaine et familiale hors norme !
Quelle folie, quels moments intenses et surtout... quelle claque ! Si on m'avait dit qu'on vivrait autant d'émotions en 24 heures, je ne l'aurais pas cru.
Ces 24 heures de Peynier n'ont pas été un long fleuve tranquille, loin de là. Entre mon combat contre la polyarthrite et le coup d'arrêt brutal de Virgile , nos corps nous ont poussés dans nos derniers retranchements. Mais ce que je retiens aujourd'hui, ce ne sont pas les chronos qui s'affolent ou la douleur qui s'installe.
Ce que je garde gravé dans le cœur, c'est l'esprit de résilience et de solidarité qui a flotté sur cette piste du premier au dernier kilomètre.
C'est la fierté d'avoir été là pour Virgile au milieu de la nuit pour le raisonner , et ce repas "saucisses-frites" improvisé dans la nuit pour garder le sourire !
C'est l'aide précieuse et indispensable des deux Mathis, de vrais chefs de la logistique au Van .
C'est le courage d'Anne, qui termine son défi le bras en écharpe , et les encouragements de chaque coureur et bénévole à chacun de nos passages !
Un immense merci à l'organisation, aux bénévoles survoltés qui nous ont acclamés à chaque tour , et à la Biocoop pour l'énergie distribuée .
On est partis ensemble, on a souffert ensemble, mais on repart la tête pleine de souvenirs et plus soudés que jamais. Le sport, le vrai, c'est ça : aller chercher le bout de soi-même mais ne jamais le faire seul. À la prochaine pour de nouveaux défis !
Stats de course Virgile (Temps 13:28:21)
Meilleur tour : min Allure 15.29 min
Dénivelé : 810 m D+/808 m D−
Distance totale : 52,24 km pour PolyMove
Mes stats de course Ludo : (Temps 24:01:15)
Meilleur tour : 7:23 min
Dénivelé : 1276 m D+/1274 m D−
Distance totale : 81.58 km de combat pour vaincre la Polyarthrite !
Et vous, les amis ? À votre tour de nous dire :
Quel est le moment le plus fou ou le plus touchant que vous retiendrez de notre aventure ?
Est-ce que certains d'entre vous seraient prêts à venir courir ou marcher à nos côtés l’année prochaine à Peynier 2027 pour faire reculer la Polyarthrite et porter haut ce message de résilience ?
Ludo


